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Classe II div. II

Classe II div. II

En 1989, Gianelly et collègues (142) ont trouvé, dans une étude de 19 sujets de classe II, avec surplomb vertical plus grand que 50%, sans surplombs horizontaux anormaux, et sans clic aux ATM, que les condyles étaient centrés dans la fosse même si plusieurs variations étaient notées à la tomographie corrigée. Ils ont déduit qu’il n’y avait pas de corrélation entre la profondeur du surplomb vertical et la position condylaire.

En 2006, Katsavrias (224) examina la morphologie des ATM chez 87 sujets avec des malocclusions de classe II Div. 2, divisés en 5 groupes selon leur âge. Le matériel consistait en tomographies latérales corrigées des ATM bilatérales. Ils ont trouvé que la morphologie de la fosse glénoïde ne démontrait pas une différence statistiquement significative au travers des différents groupes d’âge. Cela implique que la fosse atteindrait sa grandeur adulte avant l’âge de 8 ans. Cela pourrait suggérer que la correction des classe II avec des appareils myo-fonctionnels ne serait pas expliquée par des adaptations de la fosse. Ils ont aussi trouvé que les condyles atteindraient presque 80% de leur longueur finale à 7 ans. Il a pu aussi déduire que la position condylaire change, de plus antérieure vers plus postérieure, avec l’âge.

En 2012, Zuaiter (596) a étudié la classe II, division 2 (classe II, 2) qui est une malocclusion parfois associée au Algies et Dysfonctionnements de l’Appareil Manducateur (ADAM), en raison de ses caractéristiques morpho-fonctionnelles. Les contraintes anatomiques au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire, engendrées par le verrouillage antérieur de l’occlusion, pourraient être à l’origine de désordres articulaires; et l’hyperactivité musculaire entraînerait des ADAM musculaires. Cependant, la reconnaissance d’une telle relation ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique. L’objet de cette étude était d’examiner le fondement d’une possible association entre classe II, 2 et ADAM, par une revue de la littérature.

Les consultations des bases de données PubMed et Elsevier Masson Premium ont permis d’analyser les données bibliographiques concernant les relations entre les ADAM et les caractéristiques de la classe II, 2, considérées individuellement; et le bénéfice d’un traitement orthodontiques et /ou chirurgical sur les ADAM chez les patients en classe II, 2. Il ne semble pas exister actuellement de preuves à proprement parler de la pathogénie de la classe II, div 2 en tant qu’entité clinique. Les caractéristiques de cette malocclusion considérées individuellement ne semblent pas être associées à des dysfonctions temporo-mandibulaires (classe II d’Angle, supraclusion, palatoversion des incisives maxillaires, activité musculaire). Il existe néanmoins des associations significatives entre les ADAM et les caractéristiques céphalométriques de cette dysmorphose (rétrognatie et posture cervico-céphalique), et le traitement de la classe II est parfois qualifié de bénéfique sur les désordres temporo-mandibulaires. Cependant, il convient d’être réservé dans les indications de traitements orthodontiques et/ou orthognatiques chez les patients en classe II, 2 dont la seule finalité serait de traiter les ADAM.

MALOCCLUSION DE CLASSE II DIV II

(142) Gianelly AA, Petrs JC, Boffa J. Condylar position and class II deep bite, no overjet maloclussions. Am J Orthod Dentofacial Orthop 1989; 96(5):428-32.

(224) Katsavrias EG. Morphology of the temporomandibular joint in subjects with Classe II Division 2 malocclusions. Am J Orthod Dentofacial Orthop 2006; 129(4):470-478.

(596) Zuaiter S. La classe II, division 2 constitue-t-elle un facteur de risque des Algies et Dysfonctionnements de l’Appareil Manducateur? Chir. Dent. Lyon : Thèse No. 2012 LYO ID 041.

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