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Critiques et limitations

Critiques et limitations

Personnellement, je n’ai pas utilisé la méthode RDC/TMD (Research decision criterias for temporomandibular disorders), car même si elle est souvent utilisée dans la littérature, elle m’apparaissait incomplète dans son énumération et élaboration des critères cliniques pertinents, et il y avait un manque de standardisation et de critères clairs pour la lecture des résonances magnétiques.

Au début des calculs pour la recherche, j’ai dû éliminer le segment projeté d’évaluation de la colonne cervicale dans le plan sagittal, soit l’évaluation des lordoses, cyphoses, rectitude de la colonne cervicale, hyperlordose, car la mesure de l’angle de Cobb nécessite la visualisation des 6ièmes et 7ièmes vertèbres cervicales. Celles-ci se sont majoritairement retrouvées cachées sur mes céphalomètres par le port du tablier de plomb.

Personnellement, je prescris toujours une IRM pour tous mes patients avec suspicion de DTM.

J’aurais pu ajouter une analyse de l’occlusion (glissement RC-OC, prématurités, contacts balançants, protrusion, guidance latérale, guidance antérieure) à cette recherche mais déjà, avec 96 critères, statistiquement, le tout devenait complexe (article 114).

Je n’ai pas tenu compte du statut psychologique des patients (analyse psycho-sociale, stress-distress) ni de l’historique de leurs maladies pour cette recherche.

La palpation musculaire n’était pas standardisée, et la pression de la palpation n’était pas calibrée avec un oligomètre. Ainsi la fiabilité entre des observateurs aurait été faible s’il y avait eu plus d’un intervenant.

Nous n’avons pas qualifié la subluxation de l’atlas vers la gauche ou vers la droite. Il serait intéressant de le faire dans une recherche ultérieure pour vérifier si les palpations musculaires et les déplacements méniscaux seraient reliés à la direction de la subluxation.

Souvent, dans notre recherche, nous avons trouvé plus de déplacements méniscaux à droite qu’à gauche, et qui étaient reliés à d’autres variables. On peut penser que plus de patients sont droitiers et il serait donc valable dans une recherche ultérieure de vérifier s’il y aurait une corrélation statistiquement probante avec le cycle de mastication, ou encore, en lien avec le côté d’un déplacement des vertèbres cervicales, ou avec le fait d’être droitier ou gaucher.

De plus, dans toutes les recherches effectuées, y compris la mienne, les deux joints de l’ATM sont considérés comme indépendants, ce qui n’est pas nécessairement acceptable dans sa réalité clinique. J’ai par ailleurs essayé de contrer ce fait par la création de l’horloge moyenne; ce qui a rendu les statistiques de corrélation encore plus intéressantes.

Nous avons éliminé un dossier vu l’âge avancé du cas car cela faussait les statistiques.

Pour cette recherche, il n’y avait pas de réel groupe témoin. Les quelques dossiers sans DTM, ne furent pas considérés comme un groupe témoin, vu leur nombre restreint et parce qu’ils n’avaient pas été choisis avec un échantillonnage de groupe témoin. Par contre, les recherches antérieures de collègues, comme vous avez pu le constater, m’ont servie de comparaison car j’ai étudié plus de 800 articles et conservé les articles que je trouvais les plus pertinents sur chaque sujet séparément.

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