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Bücco - Guide ortho
Description du groupe

Description du groupe

Nous avons analysé 122 résonances magnétiques des articulations temporo-mandibulaires (ATM). Il s’agissait de 93 (76.2%) femmes et de 29(23.6%) hommes, âgés de 8 ans à 80 ans avec un âge moyen de 23.475 ans. A noter que mon échantillon ne contenait aucun cas d’arthrite systémique ou de polyarthrite chronique.

Graphique1-orthodontie-drelafond

Graphique no 1 : distribution du genre

 

Nous avons aussi divisé certaines observations en 5 groupes d’âge (graphique 2) soit les 12 ans et moins (22patients), les 13 à 17 (43pts), les 18 à 29 (23pts), les 30 à 39 (9pts), puis les 40 ans et plus (25pts).

Graphique2-orthodontie-drelafond

Graphique no 2 : distribution des groupes d’âge

 

Les objectifs de cette division étaient d’étudier les groupes de population les plus à risques de déplacements méniscaux des articulations temporo-mandibulaires selon l’âge mais aussi en fonction de la population adolescente, présente généralement plus fréquemment dans nos cabinets orthodontiques.

Pour toutes les statistiques descriptives et fréquentielles de chacun des critères étudiés, se rapporter aux tableaux de compilation de la recherche, pages 19 à 24.

Nous avons aussi noté que 12 (9.8%) patients sur 122, prenaient des médicaments pour des troubles envahissants du développement (TED) mais cela n’a soulevé aucune statistique significative dans notre recherche.

Graphique3-orthodontie-drelafond

Graphique no 3 : médication

 

Dans notre échantillon, il y avait 34 cas de classe I, 73 de classe II, et 14 de classe III

Graphique4-orthodontie-drelafond

Graphique no 4 : les classes selon Angle

 

On avait aussi 35 (28.7%) patients chez qui on observait une occlusion croisée antérieure (8%), postérieure (20%), antérieure et postérieure (7%).

Graphique5-orthodontie-drelafond

Graphique no 5 : occlusion croisée

 

L’occlusion croisée était située à gauche pour 14 (11.5%) patients, à droite pour 9pts (7.4%) et bilatéralement pour 4 d’entre eux (3.3%).

Graphique6-orthodontie-drelafond

Graphique no 6 : côté de l’occlusion croisée

 

Puis nous avons élaboré un tableau comparatif entre l’occlusion croisée et les déplacements méniscaux dans le cadre de cette recherche.

 

Tableau des occlusions croisées et des déplacements des disques dans le plan sagittal.

Tableaucomparatif-orthodontie-drelafond

Les lignes médianes étaient centrées pour 57 (46.7%) patients, déviées vers la gauche pour 32 (26.2%) pts, et vers la droite pour 33 (27%) pts.

Graphique7-orthodontie-drelafond

Graphique no 7 : les lignes médianes

 

Et 90 (73.8%) patients présentaient un bruit aux ATM dont 14 (11.5%) pts à l’articulation temporo-mandibulaire droite, 29 (23.8%) à ATM gauche, et 47 (38.5%) aux ATM bilatérales.

Graphique8-orthodontie-drelafond

Graphique no 8 : craquements aux articulations

 

Les surplombs horizontaux, tous calculés au mésial de l’incisive centrale supérieure droite no 11, s’échelonnaient de -2mm à +13mm avec une moyenne de 4mm.

Les surplombs verticaux s’étalaient de -3% à 110%, avec une moyenne de 44%.

58 (47.5%) patients rapportaient avec précision une histoire de trauma ancien aux mâchoires alors que 63 (51.6%) pts ne le pouvaient pas. Cette donnée est manquante chez 1 patient.

Graphique9-orthodontie-drelafond

Graphique no 9 : histoire de trauma ancien

 

72 (59%) patients présentaient une douleur à l’ATM alors que 49 (40.2%) ne se plaignaient pas. Cette donnée est absente chez 1 patient.

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Graphique no 10 : douleur à l’articulation temporo-mandibulaire.

 

Lors de l’inscription du FARAR (ROM= range of motion) au dossier du patient, nous avons tenu compte d’une limitation de moins de 9mm pour répondre au critère de la normalité (>9mm), pour les latéralités et de moins de 38 mm d’ouverture buccale a été considérée comme limitée (normale : 40mm et +).

Subséquemment, 22 (18%) patients présentaient une ouverture limitée et 100 (82%) patients avaient une ouverture buccale normale.

Puis 31(25.4%) patients présentaient une limitation en latéralité droite et 43 (35.2%) patients étaient limités vers la gauche.

On a observé 35 patients qui avaient une déflexion, 15(12.3 %) à gauche, et 20(16.4%) à droite.

Puis 22 patients avaient une déviation, 14(11.5%) à gauche et 8(6.6%) à droite.

Graphique11-orthodontie-drelafond

Graphique no 11 : distribution des déflexions et des déviations

 

Graphique12-orthodontie-drelafond

Graphique no 12 : côté des déflexions et des déviations

 

Lors de la palpation musculaire, les muscles suivants ont été rapportés douloureux :

Droite gauche

Ptérygoïdien interne 38 (31.1%) 40 (32.8%)

Ptérygoïdien externe 49 (40.2%) 46 (37.7%)

Masséter 19 (15.6%) 15 (12.3%)

Sterno-cléido-mastoïdien 30 (24.6%) 21 (17.2%)

Trapèze 24 (19.7%) 20 (16.4%)

Temporal antérieur à 40 (32.8%) 40 (32.8%)

l’apophyse coronoïde

Données manquantes 28 (23%) 28 (23%)

 

Graphique13-orthodontie-drelafond

Graphique no 13 : distribution des muscles douloureux

 

Puis nous avons comptabilisé le nombre de muscles inscrits comme douloureux chez un même patient pour les côtés gauche et droit séparément et nous avons remarqué que nous retrouvions la plus grande concentration dans les 3 muscles douloureux et moins autant du côté gauche que du côté droit.

 

Graphique14-orthodontie-drelafond

Graphique no 14 : nombre total de muscles douloureux

 

Par ailleurs, 41 (33.6%) ont rapporté avoir des maux de tête contre 80 (65.6%) qui ne s’en plaignaient pas.

46 (37.7%) pts contre 75 (61.5%) ont rapporté avoir des maux de cou.

34 (27.9%) pts contre 87 (71.3%) ont rapporté des maux de dos.

 

Graphique15-orthodontie-drelafond

Graphique no 15 : distribution des maux de tête, cou, dos

 

A noter : 14 (11.48%) patients ont rapporté avoir expérimenté les 3 maux, et 68 (55.74%) ont rapporté avoir expérimenté au moins l’un des 3 maux. Et 54 (44.27%) patients n’en rapportaient aucun.

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Graphique no 16 : combinaison des maux

 

43(35.2%) patients rapportaient du bruxisme et 78 (63.9%) n’en présentaient pas. Une donnée était manquante.

 

Graphique17-orthodontie-drelafond

Graphique no 17 : distribution des patients rapportant du bruxisme

 

30 (24.6%) patients se plaignaient d’acouphène ou cillement dans les oreilles.

91 (74.6%) ne s’en plaignaient pas et une donnée était manquante.

 

Graphique18-orthodontie-drelafond

Graphique no 18 : distribution des acouphènes

 

79 (64.8%) patients présentaient des asymétries condylaires de forme ou de grandeur à l’œil nu sur observation d’un panoramique et 43 (35.2%) n’en présentaient pas.

Graphique19-orthodontie-drelafond

Graphique no 19 : asymétrie à l’œil nu (R1)

 

Pour nous vérifier, nous avons par la suite calculé toutes les mesures de Habet et de Kjelberg, décrites dans la littérature. Et nous avons trouvé une asymétrie de Habet pour CH chez 79.34% de nos patients et de RH chez 40.50 % de ceux-ci.

Graphique20-orthodontie-drelafond

Graphique no 20 : distribution des asymétries de Habet.

 

Asymétrie de Habet pour la hauteur condylienne CH : moyenne 10.46

 

Oui (1) n= 95 (79.34%)

Non (2) n=25 (20.67%)

Manquant n=1 (0.83%)

 

 

Asymétrie de Habet pour la hauteur du ramus RH : moyenne 3.79

 

Oui (1) n= 49 (40.50%)

Non (2) n=71 (58.68%)

Manquant n=1 (0.83%)

 

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Graphique no 21 : distribution des asymétries de Kjellberg.

 

Dans notre recherche, 61(50%) patients avaient une radiographie antéro-postérieure bouche ouverte et 61 n’en n’avaient pas. De ces 61, on a observé que 35 (57.4%) avaient une subluxation de l’atlas (première vertèbre cervicale) et que 26 (42.6%) n’en présentaient pas.

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Graphique no 22 : subluxation de l’atlas

Dans l’analyse céphalométrique de nos patients, la mesure des angles CV allait de 81 degrés à 118 degrés. La normale étant de 96 à 106 degrés. 42(34.4%) patients avaient un angle plus petit que 96 degrés, 65(53.3%) avaient un angle dans la normale, 14(11.5%) présentaient un angle plus grand que 106 degrés.

Graphique23-orthodontie-drelafond

Graphique no 23 : des mesures de l’angle cranio-cervical CV

 

Tableaudescriptifangles-orthodontie-drelafond

Tableau descriptif des angles CV

 

Les mesures C0-C1, C1-C2, C0-C2 ont aussi été calculées sur ces céphalomètres. Les mesures négatives ne concernent que C1-C2, car parfois, la morphologie de C1 est comme incluse dans celle de la C2 et donnant ainsi un chevauchement que nous avons qualifié de négatif.

 

La moyenne globale pour C1-C2 est de : 2.5 mm

La moyenne globale pour C0-C1 est de : 6.65 mm.

La moyenne globale pour C0-C2 est de : 17.71 mm.

 

Graphique24-orthodontie-drelafond

Graphique no 24 : distribution des mesures C0-C1, C1-C2, C0-C2 en mm

 

Graphique25-orthodontie-drelafond

Graphique no 25 : des mesures des AA (dans le plan sagittal) avec une moyenne globale de 3.14 mm

 

 

Puis le positionnement de l’os hyoïde a aussi été répertorié.

Graphique26-orthodontie-drelafond

Graphique no 26 : déplacements de l’os hyoïde par rapport à la normale

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Graphique no 27 : déplacement de l’os hyoïde en positif et négatif

Puis nous avons étudié les déplacements méniscaux selon une analyse des heures d’une horloge, de 7 heures à 13 heures, 13 heures représentant un disque en position normale, c’est-à-dire, sans déplacement méniscal antérieur ou postérieur, de même que la réductibilité ou non de ceux-ci. Puis aussi selon les groupes d’âge. Graphiques 28, 29, 30, 31, 32.

Détails des heures par âge :

12ans et – :

Graphiqueâge1-orthodontie-drelafond

Fait étonnant : même chez les 12 ans et moins, on a découvert des disques non-réductibles à 7hres.

13 à 17 ans :

Graphiqueâge2-orthodontie-drelafond

18 à 29 ans :

Graphiqueâge3-orthodontie-drelafond

30 à 39ans :

Graphiqueâge4-orthodontie-drelafond

40 ans et + :

Graphiqueâge5-orthodontie-drelafond

Puis nous avons colligé les déplacements des disques articulaires côté droit et côté gauche, puis en pôle externe et pôle interne. On a aussi noté les épanchements liquidiens mais sans tenir compte s’ils apparaissaient dans les compartiments supérieurs ou inférieurs, antérieurs ou postérieurs. Nous avons comptabilisé les diagnostics d’ostéo-arthrose, la présence d’ostéophytes, et d’ostéo-chondrite dissécante, ainsi que la réductibilité ou non du disque articulaire.

Réductible ou non réductible :

Graphique33-orthodontie-drelafond

 

Graphique no 33 : réductibilité des disques articulaires des joints droits et gauche

 

Tableaudéplacementdisque-orthodontie-drelafond

Tableau de la distribution des déplacements des disques articulaires uni ou bilatéraux

 

On observe une distribution plutôt similaire des proportions des épanchements liquidiens ou effusions (EL), de l’ostéo-arthrose (OA), de l’ostéophytose (OP), de l’ostéo-chondryte dissécante (OCD), pour les côtés gauche et droit. Trois dossiers ne présentaient aucun de ces diagnostiques.

Une prévalence plus élevée d’ostéo-arthrose plus importante (144(59.02%) joints sur 244, suivie par les épanchements liquidiens (131(53.68%) sur 244 joints), puis l’ostéophytose (40(16.4%)). Le diagnostic le moins répandu étant l’ostéo-chondryte dissécante représentant 27 joints, donc 11.06%. Évidemment chaque joint peut avoir plus d’un diagnostic de cette cohorte.

 

Graphique33-orthodontie-drelafond

Graphique no 34 : distribution des EL, OA, OP, OCD, ND (non-disponible)

 

Puis une analyse des espaces articulaires normaux, soit entre 2 à 3 mm, a aussi été notée de même que les espaces plus grands ou plus petits que la normale et ce, pour les ATM gauche et droite.

Graphique35-orthodontie-drelafond

Graphique no 35 : distributions des espaces articulaires gauche et droits

Finalement, une analyse des déplacements des disques articulaires gauche et droits, dans la vue coronale, répertoriés par centrés, déplacés vers le pôle externe ou vers le pôle interne, a aussi été effectuée.

Graphique37-orthodontie-drelafond

Graphique no 36 : distribution des déplacements méniscaux dans la vue coronale.

 

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