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Douleur et effusion

Douleur et effusion

En 1992, Westesson et Brooks (574) ont étudié la corrélation possible entre l’effusion dans les ATM et la douleur au joint et l’ostéo-arthrose et le déplacement discal chez 379 patients DTM et 11 témoins volontaires asymptomatiques avec des IRM. Les résultats ont montré de l’effusion chez 7% des joints avec position normale du disque, chez 40% des joints avec disques déplacés avec réduction, chez 50% des joints avec disques déplacés sans réduction. Puis 27% des joints avaient de l’ostéo-arthrose. Dans le groupe témoin de 11 sujets, 2 avaient des déplacements discaux avec réduction mais aucun n’avait d’effusion. Une forte association a été trouvée entre l’effusion des joints et la douleur au joint. L’effusion des joints a été observée dans 46% des joints du côté le plus douloureux et dans 13% des joints du côté moins douloureux. Les résultats ont donc démontré que les effusions à l’ATM arrivent surtout dans les joints avec déplacement du disque et sont fortement associées avec la douleur à l’ATM.

En 1996, Murakami et collègues (346) se sont questionnés à savoir si un signal élevé à l’IRM (T2) corrélait avec la douleur ressentie par un patient. Ils ont étudié 19 patients consécutifs qui se plaignaient de douleur unilatérale à un joint temporo-mandibulaire hypo-mobile et non-réductible. Les patients calibrèrent leur douleur avec une échelle analogue visuelle. Les IRM sagittales en T2 et T1 furent évaluées par 3 observateurs. Ils trouvèrent 10 joints avec signal de haute intensité, et 9, sans. Les données indiquèrent qu’il n’y avait donc pas de différence significative entre la douleur et son intensité et la présence de signal élevé à la IRM de même que la détection de signal élevé pour les joints irréductibles n’est pas reliée directement à la présence de douleur à l’ATM ni à une augmentation de celle-ci.

En 1999, Takahashi et collègues (521), ont investigué la relation entre l’effusion, la douleur et les niveaux de protéine dans le fluide des joints de 26 patients avec dérangement interne (DI) et ostéo-arthrose (OA) des joints temporo-mandibulaires, par IRM. L’effusion dans les joints était présente dans 80% des cas, contre 38.5% pour les joints non-symptomatiques. La concentration moyenne des protéines dans les joints douloureux était de 2.15mg/ml significativement plus élevée que dans les joints sans douleur (1.22 mg/ml). De plus, la concentration de protéines dans les joints avec effusion était 2.12mg/ml et significativement plus élevée que dans les joints sans effusion (1.27mg/ml). Ils conclurent que les données disaient que les joints douloureux démontrent plus souvent de l’effusion sur les IRM, et que les niveaux de protéine dans les joints douloureux sont plus élevés. Ces données suggèrent aussi que l’effusion dans les joints, peut être reliée à des changements inflammatoires rencontrés chez des patients avec DI et OA.

En 2001, Suenaga et ass. (512) ont évalué les relations entre l’effusion dans le joint, avec augmentation de contraste par gadolinium, et la concentration d’oxyde nitrique dans le joint, et la douleur des joints chez 77 patients avec TMD. La concentration de l’oxyde nitrique dans les joints a été analysée à l’aide d’une spectrophotomètre. Dans les joints asymptomatiques, 9% ont démontré un peu ou assez d’effusion comparée à 56% des joints symptomatiques. Il y avait une effusion marquée détectée chez 93% des joints qui étaient déplacés antérieurement et non-réductibles. Le degré de douleur au joint corrélait avec une augmentation de la concentration de l’oxyde nitrique et avec les changements inflammatoires.

En 2001, Larheim, Katzberg, Westesson et ass. (271) ont essayé d’estimer la fréquence et la quantité de fluide dans les joints temporo-mandibulaires, de même que le type et la fréquence des modifications de la moelle osseuse condylaire chez des patients avec DTM (58) et un groupe de volontaires (62) avec IRM. Chez les asymptomatiques volontaires, 81% avaient peu ou pas du tout de fluide et 19% avait du fluide modérément. Pour le groupe DTM symptomatique, 69% avaient peu ou pas du tout de fluide et 31% avaient du fluide modéré ou marqué. Dans les 2 groupes, du fluide modéré pouvait être noté avec des positions normales des disques mais était significativement associé à des déplacements des disques. Dans le groupe asymptomatique volontaire, aucun signal anormal dans la moelle n’a été trouvé. Dans le groupe DTM, 10% présentaient une moelle anormale.

En 2001, Rudisch, Emshoff et collègues (448), ont investigué la relation entre la présence de douleur à l’ATM et les images de dérangements internes et d’effusion sur 41 patients consécutifs avec douleur à l’ATM. Ils ont conclu que même si la douleur clinique est corrélée avec les images à l’IRM, la douleur comme telle n’est pas fiable pour prédire la présence d’un dérangement interne ou d’effusion ou des 2. Par conséquent, l’IRM s’avère être un supplément nécessaire à ces signes-symptômes cliniques.

En 2003, Yamamoto, Sano et Okano (584) ont essayé de relier les effusions des ATM et les DTM avec l’utilisation de l’IRM. Ils ont étudié 577 joints (293 patients) avec IRM. Ils ont divisé les joints en 2 catégories : de douloureux et de non-douloureux et les ont classifié aussi selon les critères de Westesson, pour le statut du joint. Le système gradué de Larheim et ass. a servi à catégoriser le montant de fluide dans les joints. Ils ont trouvé que les ATM avec déplacement discal sans réduction démontraient le plus de fluides. Il y avait une différence significative entre la quantité de fluide entre les joints douloureux et non-douloureux dans le groupe des déplacements discaux sans réduction.

En 2003, Huh et collègues (199) ont étudié par IRM des ATM avec des déplacements discaux sans réduction chez 306 patients. Ils ont trouvé que le fluide synovial était plus fréquent dans les déplacements discaux non-réductibles subaigus (débutants) et quand le disque était dans une forme recroquevillée (folded). De plus, ils ont dit qu’un signal de haute intensité dans l’espace du disque devrait être considéré comme une simple collection de fluides.

En 2003, Emshoff et collègues (117) ont étudié l’œdème condylaire avec des IRM et les caractéristiques de lecture de celles-ci. La relation entre l’œdème médullaire et les déplacements des disques des ATM, l’ostéo-arthrose et l’effusion ont été analysés chez 120 joints de 73 patients consécutifs qui se présentaient avec douleur à l’ATM et/ou un diagnostic de dérangement interne de type III, interne, externe, non-réductible. 54 joints de 40 patients ont été diagnostiqués avec œdème médullaire uni ou bilatéralement. Les résultats suggérèrent que les caractéristiques trouvées dans les IRM pour l’œdème de la moelle des condyles sont reliées à celles du dérangement interne, à l’ostéo-arthrose, et à l’effusion. Cependant, ces 3 données ne sont pas uniques et ne doivent pas être regardées comme des facteurs dominants dans la décision s’il y a un œdème médullaire ou non. Dans leur étude, il n’y avait pas de différence significative en fonction de l’âge ni du genre par rapport à la présence ou non d’œdème médullaire retrouvé sur une résonance magnétique pouvait préciser la douleur des ATM? Ils ont étudié 169 patients (144F, 25H) avec DTM uni ou bilatéral. Chez ces mêmes patients, les joints non-douloureux ont servi de joints contrôles. Ils ont trouvé que non, sauf pour le fait que plusieurs caractéristiques mises ensemble, avec un disque déplacé sans réduction, augmentait le risque proportionnellement de développer de la douleur au joint.

En 2005, Güler et ass. (159) étudièrent chez les DTM, la relation entre la douleur au joint et le degré d’effusion et de concentration protéinique dans la synovie des joints chez 16 patients référés à leur clinique pour douleur à l’ATM et limitation à l’ouverture buccale. Il y avait un groupe contrôle de 15 joints de 15 patients avec un disque normal unilatéral et sans douleur, avec un disque déplacé sans réduction mais aussi sans douleur de l’autre côté. Une IRM d’un joint pour chaque sujet fut produite, une arthrocentèse fut aussi produite pour évaluer la concentration des protéines (spectrophotométrie) et l’analyse du fluide synovial. Tous les patients expérimentèrent une augmentation de leur ouverture buccale maximale post-arthrocenthèse. Dans le groupe d’étude, le disque était déplacé le plus souvent dans une position antéro-mésiale (75%) et une déformation du disque a été notée chez 13 joints. Des changements osseux condylaires ont été observés chez 81% dans le groupe symptomatique comparé à 27% chez le groupe contrôle. L’effusion dans les joints était de 63% pour le groupe d’étude, 63% de déformation du disque, et 63% avaient des ostéophytes et de l’érosion. La concentration moyenne des protéines était de 16.87 ± 7.9 chez le groupe contrôle et de 55.08 ± 35.16 dans le groupe d’étude et les différences étaient significatives. Une corrélation significative fut aussi trouvée entre la concentration totale des protéines et l’effusion des joints. Aucune corrélation significative ne fut trouvée entre le niveau de la douleur par rapport à la dysfonction, par rapport à l’effusion des joints, ou par rapport à la concentration des protéines et, ce, pour les 2 groupes. En conclusion, les résultats ont démontré que la douleur aux ATM n’était pas reliée à ce qu’on pouvait voir comme effusion à l’IRM, mais les joints douloureux démontrent plus souvent de l’effusion.

En 2005, Güler et collègues (159) ont essayé de déterminer s’il y avait une association entre la concentration des protéines dans le joint synovial et ce qui parait dans les gouttes articulaires à l’image IRM, entre la douleur dans les ATM avec et sans déplacement discal. Ils ont donc étudié 16 joints chez 16 patients référés pour douleur ATM et limitation à l’ouverture par rapport à un groupe contrôle de 15 patients. Tous les patients du groupe d’étude ont eu une amélioration de l’ouverture buccale immédiatement après l’arthrocenthèse. Dans le groupe d’étude, le disque était déplacé plus fréquemment dans une direction antéro-mésiale (75%) et le disque était déformé dans 13 joints. Des changements osseux condylaires ont été notés chez 27% des joints des groupes contrôles et chez 81% du groupe d’étude. Une association significative a été trouvée entre les joints avec déplacement discal, et changements dans la forme du disque et dans les changements osseux condylaires. Dans le groupe contrôle, un seul joint a démontré de l’effusion avec fluide modéré. Dans le groupe d’étude, seulement 4 joints n’avaient pas de fluide du tout (25%). L’effusion fut retrouvée dans 10 (63%) des joints disque déplacé dans la direction antéro-mésiale, dans 10 (63%) joints avec déformation du disque, dans 10 (63%) joints avec ostéophyte et érosion. La concentration moyenne des protéines était de 16.87 (±7.9) dans les joints contrôles et de 55.08 (± 35.16) dans les joints du groupe d’étude. Il y avait des différences significatives dans cette concentration de protéines entre les 2 groupes. Une corrélation positive significative a été trouvée entre la concentration totale des protéines et l’effusion du joint. Aucune corrélation significative n’a été trouvée entre le niveau de douleur et de dysfonction et l’effusion et la concentration de protéines et ceci, pour les 2 groupes. En conclusion, la douleur dans les joints n’est pas reliée à ce que l’on peut trouver dans les IRM tant qu’à l’effusion et la concentration des protéines dans les aspirations du joint synovial. Cependant, la concentration en protéine est reliée au montant d’effusion dans les joints avec disques non-réductibles et les joints douloureux sont plus enclins à démontrer de l’effusion.

En 2008, Farina et collègues (125) ont étudié par résonance magnétique à contraste élevée (agent gadolinium) la relation entre la douleur et les désordres temporo-mandibulaires chez 38 patients TMD consécutifs et un groupe contrôle. Des différences statistiquement significatives furent trouvées avec une moelle osseuse condylaire renforcée chez les patients sans douleur à l’ATM et chez le groupe contrôle. De plus, l’épaisseur moyenne des tissus mous des joints était supérieure dans les joints douloureux. L’analyse de régression logistique à multivariance des joints douloureux démontre un odd ratio de 3.05 pour le déplacement discal, de 3.18 pour l’ostéo-arthrose, de 1.2 pour l’effusion et de 11.36 pour le JST (joint soft tissu) renforcissement. Même si non-prouvé histologiquement, ce renforcissement pourrait refléter la présence d’inflammation dans les joints douloureux. Même l’administration de contraste pourrait aider à diagnostiquer les douleurs oro-faciales particulièrement quand l’exploration clinique est insuffisante à circonscrire les douleurs aux ATM. Dans cette étude, il n’y avait pas de corrélation significative entre la douleur à l’ATM et l’effusion du joint ni avec l’œdème médullaire condylaire.

En 2008, Costa et collègues (75) ont étudié la corrélation entre les dérangements internes des joints temporo-mandibulaire (ATM-DI) chez 42 patients (42 joints diagnostiqués avec un disque déplacé unilatéralement), avec une histoire de maux de tête, bruxisme et douleur au joint, comparés à un groupe de 21 patients avec ATM-DI unilatéral mais sans histoire de maux de tête. Puis il y avait un groupe contrôle de 16 patients sans signes et symptômes ou maux de tête. Tous les patients ont subi une résonance magnétique des ATM bilatérales pour signaler la position des disques et la présence d’effusion dans les joints. Ils trouvaient que le bruxisme était plus fréquemment rapporté par des patients avec maux de tête. 85% des sujets avec maux de tête ont aussi rapporté de la douleur au joint. Une association statistiquement significative a été trouvée entre les maux de tête et les effusions aux joints. Les patients avec un déplacement plus sévère du disque avaient aussi une plus haute fréquence d’effusion. Ils conclurent que l’effusion dans les ATM peut avoir un rôle dans la pathogénèse des maux de tête chez les patients avec dérangements internes des joints.

En 2008, Manfredini et collègues (302) ont étudié une possible association entre les signes d’effusion dans les joints TM et des déplacements de disques articulaires avec des IRM. Chez 194 patients : les résultats démontrèrent une association statistiquement significative entre l’effusion des joints et les déplacements discaux sans réduction (DDNR). Cette investigation fit aussi ressortir l’absence d’association entre un DDR et l’effusion. Ceci supporte l’hypothèse qu’un déplacement discal cause une accumulation de fluide intra -articulaire et non le contraire. Plus d’études quant à la prévalence d’effusion chez des joints normaux devront être conduites.

En 2013, Fujiwara et collègues (135) comparèrent des patients DTM (DDR avec ou sans réduction (DDNR) du disque articulaire basé sur le RDC/TMD. Pour ce faire, ils sélectionnèrent 58 patients avec une limitation à l’ouverture et douleur à l’ATM puis chacun fut soumis à une résonance magnétique. Les diagnostiques de DDR ou DDNR ont été établis avec les critères RDC/TMD. Une analyse de régression multiple des données a démontré une corrélation positive entre l’ouverture maximale assistée et l’échelle visuelle analogue (VAS) de la sévérité de la douleur dans le groupe DDR avec douleur et entre le grade de douleur chronique et VAS dans le groupe DDNR avec douleur au joint. Une différence significative était observée entre DDR avec douleur au joint et DDNR avec douleur en regard du grade de la douleur chronique; la douleur chronique était plus élevée chez les disques non-réductibles (DDNR) que chez les DDR. Ils conclurent que la douleur au joint qui ne serait pas reliée ou non à un déplacement discal, pourrait indiquer des types de maladies autres.

En 2015, il y a eu une révision de la classification des maux de tête par l’International Headache Society qui reconnaît 13 catégories majeures de maux de tête avec plus de 100 subdivisions (535).

IRM CLINIQUE

EFFUSION ET DOULEUR

(75) Costa AL, D’Abreu A, Cender F. Temporomandibular Joint internal derangement : association with hedache, joint effusion, bruxism, and joint pain. J Contemp Dent Pract 2008; 9(6):9-16.

(115) Emshoff R, Brandlmaier I, Bertram S, Rudish A. Individual MRI features of the temporomandibular joint are not predictive of TMJ pain. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod 2003; 95(4):437-45.

(117) Emshoff R, Brandlmaier I, Schmid C, Bertram S, Rudisch A. Bone marrow edema of the mandibular condyle related to internal derangement. Journal of oral and maxillofacial surgery 2003; 61(1):35-40.

(125) Farina D, Bodin C, Gandolfi S, De Gasperi W, Borghesi A, Maroldi R. TMJ Disorders and pain: Assessment by contrast-enhanced MRI. European Journal of Radiology 2009; 70:25-30.

(135) Fujiwara M, Honda K, Hasegawa Y, Hasegawa M, Urade M. Comparison of joint pain in patients diagnosed with and without articular disc displacement without reduction based on the Research Diagnostic Criteria for Temporomandubular Disorders. Oral Surgery, Oral Medicine, Oral Pathology, Oral Radiology, & Endodontics. July 2013; 116(1):9-15.

(159) Güler N, Uçkan S, Imirzalioglu P. Temporomandibular joint internal derangement: relationship between joint pain and MR grading of effusion and total protein concentration in the joint fluid. Dentomaxillofacial Radiology May 2005; 34(3):175-181.

(199) Huh JK, Kim HG, Ko JY. Magnetic resonance imaging of temporomandibular joint synovial fluid collection and disk morphology. Oral Sug Oral Med Oral Pathol Oral radiol Endod 2003; 95:665-71.

(271) Larheim TA, Katzberg RW, Westesson PL, Tallents RH, Moss ME. MR evidence of temporomandibular joint fluid and condyle marrow alterations: occurrence in aymptomatic volunteers and symptomatic patients. Int J Oral Maxillofac Surg 2001; 30:113-7.

(302) Manfredini D, Basso D, Arboretti R, Guarda-Nardini L. Association between magnetic resonance signs of temporomandibular joint effusion and disk displacement. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod 2009; 107:266-271.

(346) Murakami K, Nishida M, Bessho K, Lizuka T, Tsuda Y, Konishi J. MRI evidence of high signal intensity and temporomandibular arthralgia and relating pain. Does the high signal correlate to the pain? Br J Oral Maxillofac Surg 1996; 34:220-4.

(448) Rudisch A, Innerhofer K, Bertram S, Emshoff R. Magnetic resonance imaging finding of internal derangement and effusion in patients with unilateral temporomandibular joint pain. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod 2001; 92:566-71.

(512) Suenaga S, Abeyama K, Hamasaki A, Mimura T, Noikura T. Temporomandibular disorders: relationship between joint pain and effusion and nitric oxide concentration in the joint fluid dentomaxillofac Radiol 2001; 30:214-8.

(521) Takahashi T, Nagai H, Seki H, Fukada M. Relationship Between Joint Effusion, Joint Pain, and Protein Levels in Joint Lavage Fluid of Patients With Internal Derangement and Osteoarthritis of the Temporomandibular Joint. J Oral Maxillofac Surg 1999; 57:1187-1193.

(535) The International Classification of Headache Disorders, 3rd edition (beta version). International Headache Society 2013.

(574) Westesson PL, Brooks SL. Temporomandibular joint: relationship between MR evidence of effusion and the presence of pain and disk displacement AJR Am J Roentgenol 1992; 159(3):559-63.

(584) Yamamoto M, Sano T, Okano T. Magnetic Resonance Evidence of Joint Fluid with Temporomandibular Joint Disorders. Journal of Computer Assisted Tomography September/October 2003; 27(5):694-698.

 

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