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Occlusion croisée postérieure

Occlusion croisée postérieure

En 2006, Pellizoni et ass. (386), ont étudié la même chose mais avec une évaluation par résonances magnétiques de L’ATM. Ils ont étudié 15 enfants (9 G, 6 F) (9.3 ans d’âge moyen) puis il y avait un groupe contrôle de 16 enfants avec une occlusion normale. Tous les participants ne présentaient aucun signe ou symptôme à l’ATM. Aucune différence inter ou intra-groupes n’a été trouvée par rapport au genre, et seulement un sujet avait un dérangement interne sans réduction. Tout semblait prouver que les 2 facteurs ne sont pas co-reliés. Pellizoni avait trouvé que les dérangements internes des joints et les occlusions croisées postérieures fonctionnelles étaient d’occurrences indépendantes, et que la magnitude de tels dérangements était très peu détectée à un si jeune âge par IRM. Une autre explication qu’il a aussi avancée serait possiblement un phénomène compensatoire de condyle asymétrique soit dans la croissance du condyle ou encore dans le remodelage de la force articulaire et qui maintiendrait le disque articulaire en position.

En 2007, Farella, Michelotti et collègues (123) ont voulu vérifier si les occlusions croisées postérieures étaient associées avec un clicking d’ATM chez les jeunes adolescents. Ils ont étudié 1291 participants (708 G, 583 F) d’âge moyen de 12.3 ans. Une occlusion croisée postérieure unilatérale a été trouvée chez 157 (12.2%) patients. 53 participants ont été diagnostiqués avec un déplacement réductible du disque. Une analyse de régression n’a pas révélé de lien probant statistiquement avec l’occlusion croisée postérieure. Donc leur conclusion était que l’occlusion croisée postérieure unilatérale ne semble pas être un facteur de risque pour l’ATM avec clicking.

En 2007, Masi et collègues (314) ont évalué 30 cas (8G, 22F de 6.8 à 14.2 ans) d’occlusion croisée fonctionnelle unilatérale traités par expansion palatine rapide de type HAAS (RPE), avec des résonances magnétiques prises à 3 stades de traitement (début – intermédiaire, à l’ablation du RPE – 9 mois plus tard). Les résultats démontrèrent que généralement, cette méthode de traitement ne change pas la position du disque articulaire. Dans leur étude, 12 disques sur 60 (20%) étaient déplacés, Pellizoni et ass. (387), 2 sur 30 (6.7%), Kecik et ass. (231, en 2007), 14 sur 70 (20%) mais ce dernier n’avait que des radiographies trans-crâniennes et des submenton-vertex post-traitement et une IRM pré -traitement. Par contre Kecik avait ajouté l’analyse par vibration du joint (joint-vibration analysis) et l’électromyographie à sa recherche (EMG).

OCCLUSION CROISÉE POSTÉRIEURE

(123) Farella M, Michelotti A, Iodoce G, Milani S, Martina R. Unilateral posterior crossbite is not associated with TMJ clicking in young adolescents. J Dent Res 2007; 86(2):137-41.

(314) Masi M, Lederman HE, Yamashita HK, De Arruda Aidar LA. Temporomandibular joint evaluation with magnetic resonance imaging in children with functional unilateral posterior crossbite, treated with rapid maxillary expansion. Am J Orthod Dentofacial Orthop 2009; 136:207-17.

(386) Pellizoni SE, Salioni MA, Juliano Y, Guimaraes AS, Alonso LG. Temporomandibular joint disc position and configuration in children with functional unilateral posterior crossbite: a magnetic resonance imaging evaluation. Am J Orthod Dentofacial Orthop 2006; 129(6):785-793.

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