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Œdème de la moelle et disque déplacé postérieurement

Œdème de la moelle et disque déplacé postérieurement

En 2007, Chiba et collègues (64) rapportèrent un cas clinique chez une femme de 63 ans qui présentait un disque déplacé postérieurement (PDD) avec œdème de la moelle (BME) du condyle mandibulaire, et traité sans chirurgie. Une série de résonances magnétiques a été faite. La patiente avait de la douleur au joint à droite et une béance postérieure immédiate après une réduction manuelle de la dislocation méniscale. L’ IRM initiale du joint droit démontrait un PDD et un œdème sous-chondral. Le patient a subi un traitement non-chirurgical et les symptômes se sont améliorés. La réduction du disque par manipulation fut non-satisfaisante, et elle refusa une manipulation de « pomping » pour rétablir le disque. Conséquemment, elle fut traitée avec une médication d’analgésiques et un splint maxillaire porté la nuit pour décompresser le joint. La 2e IRM, 5 mois plus tard, démontra un PDD non-réductible, et une expansion de BME ainsi qu’une érosion du condyle mandibulaire. Un an et 8 mois après l’examen initial, la patiente était asymptomatique et l’IRM démontra une résolution et de l’œdème et de l’érosion, malgré la persistance du disque déplacé postérieurement non-réductible. Les résultats suggèrent donc que la BME du condyle mandibulaire compliquant un PDD est un changement irréversible et peut contribuer à la douleur au joint. Dans la littérature, en 2001, Chossegros et ass. (67) ont classifié les disques déplacés postérieurement comme étant soit réductibles, soit non-réductibles et ils sont très peu nombreux dans la population. Alors que Westesson et ass. (575) ont classifié, en 1998, les PDD en 3 catégories : 1- une bande de tissus sur le dessus du condyle s’étendant dans une direction postérieure, 2- le disque complètement déplacé postérieurement au condyle, 3- un disque perforé avec une position de celui-ci déplacé postérieurement.

Le cas de PDD supporte la vue de Sano et ass. (459), qui ont rapporté en 1999, qu’une moelle osseuse anormale dans le condyle mandibulaire suggère une BME (œdème de la moëlle) ou ostéonécrose, peut être présente sans ostéo-arthrite.

En 2004-2005, Hofmann et ass. (188) catégorisèrent BME en 3 groupes selon les causes : 1- BME ischémique incluant ostéonécrose, 2- BME mécanique incluant les BME reliées au stress, 3- BME réactive.

IRM DIAGNOSTIQUE ET OEDÈME DE LA MOELLE ET PDD

(64) Chiba M, Watanabe N, Echig S. Longitudinal MRI follow-up of non-reducible posterior disc displacement accompanied by bone marrow oedema in the mandibular condyle. Dentomaxillofacial Radiology Jul 2007; 36(5):304-307.

(67) Chossegros C, Cheynet F, Guyot L, Bellot-Samson V, Blanc JL. Posterior disk displacement of the TMJ: MRI evidence in two cases. Cranio 2001 Oct; 19(4): 289-93.

(188) Hofmann S, Kramer J, Vakil-adli A, Aigner N, Breitenseher M. Painful bone marrow edema of the knee: differential diagnosis and therapeutic concepts. Orthop Clin N Am 2004; 35:321-333.

(459) Sano T, Westesson PL, Larheim TA, Rubin SJ, Tallents RH. Osteoarthritis and abnormal bone marrow of the mandibular condyle. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod 1999 Feb; 87(2):243-52.

(575) Westesson PL, Larheim TA, Tanaka H. Posterior disc displacement int the temporomandibular joint. Journal of Oral and Maxillofacial Surgery November 1998; 56(11):1266-1273.

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